(actualisé avec précisions)
PARIS, 30 avril (Reuters) - L'économie française a rebondi au premier trimestre, le produit intérieur brut (PIB) affichant une progression de 0,4% supérieure aux attentes, sans toutefois revenir au niveau qui était le sien avant la crise sanitaire due au coronavirus, selon les premières estimations publiées vendredi par l'Insee.
Elle a ainsi renoué avec une légère croissance, après sa contraction de 1,4% au quatrième trimestre 2020, une rechute qui faisait suite à un bond de 18,5% au troisième trimestre, alimenté par une nette reprise de l'activité pendant l'été ayant suivi le premier confinement.
Cette progression de 0,4% du PIB sur les trois premiers mois de l'année dépasse les prévisions des économistes interrogés par Reuters, qui anticipaient en moyenne une croissance de 0,1%, mais elle reste trop limitée pour permettre à l'économie française de retrouver son niveau d'avant-crise.
Le PIB de la France reste en effet inférieur de 4,4% à son niveau du quatrième trimestre 2019.
La demande intérieure finale a été le moteur de la croissance française sur les trois premiers mois de l'année, avec une contribution positive au PIB de 0,9 point.
Celle des variations de stocks, très volatile, a été nulle, tandis que le commerce extérieur a pesé avec une contribution négative de -0,4%.
Les échanges extérieurs restent eux aussi largement inférieurs à leur niveau d'avant-crise. Par rapport aux trois derniers mois de 2019, les exportations du premier trimestre apparaissent inférieures de 11,3% et les importations s'inscrivent en repli de 8,4%.
Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages ont à peine rebondi au premier trimestre, dans un contexte de restrictions sanitaires renforcées. Après leur recul de 5,7% en fin d'année dernière, elles s'inscrivent en hausse de 0,3% mais demeurent également bien en deçà de leur niveau d'avant-crise (-6,4% par rapport au quatrième trimestre 2019).
L'investissement global a quant à lui accéléré au cours de la période janvier-mars, affichant une hausse de 2,2% (après +1,3% sur la fin 2020), "moins affecté par la poursuite des restrictions sanitaires que le reste de la demande intérieure", souligne l'Insee.
Soutenu notamment par le rebond du secteur de la construction (+5,1%, après –2,7%), l'investissement global se rapproche de son niveau d'avant-crise et n'affiche plus qu'un différentiel de -2,5% par rapport à la fin 2019.
(Myriam Rivet, édité par Bertrand Boucey)

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